





Le Facilitateur dans la sortie de crise en Guinée, Blaise Compaoré, a reçu ce jeudi 26 novembre 2009 à Ouagadougou la délégation du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) au Palais de Kosyam. Cette délégation est venue remettre les nouvelles propositions qu’elle a faites à la suite de l’examen du document de sortie de crise du Facilitateur.

La Guinée se trouve aujourd’hui dans une situation politique et sécuritaire alarmante. La médiation du président burkinabé Blaise Compaoré dans la crise politique qui secoue la Guinée depuis bientôt onze mois, s’annonce difficile. Nommé médiateur de la crise guinéenne par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) le 2 octobre dernier, Blaise Compaoré est parvenu au début du mois à une reprise des pourparlers inter-guinéens avec, d’un côté, les « Forces vives » du pays comprenant les chefs de file de l’opposition, et de l’autre, la junte militaire qui s’est emparée du pouvoir lors du coup d’Etat du 23 décembre 2008. Les discussions, toujours en cours, portent sur les modalités de sortie de la crise politique dans laquelle la Guinée s’est embourbée suite au massacre d’opposants par l’armée à Conakry le 28 septembre dernier.

Le président de la Commission électorale nationale affirme que l'élection présidentielle ne pourra pas se tenir le 31 janvier 2010, comme théoriquement prévu. Le matériel électoral nécessaire n'est toujours pas commandé.

C’est officiellement ce mercredi 25 novembre 2009 que le Facilitateur dans la crise en Guinée, Blaise Compaoré, doit recevoir la délégation du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) au palais présidentiel de Kosyam à Ouagadougou. Cette délégation devrait remettre ses observations sur le Projet d’accord politique global inter guinéen qu’il leur avait proposé.
Tout d'abord, quels que soient les accords, le premier et le plus important des points est que le CNDD soit dissout et que ce que nous appelons ''Armée'' nationale soit cantonnée dans leurs camps et sous contrôle d'une entité totalement indépendante de la hiérarchie militaire actuelle: sans cette condition sine qua non -qui n'est pas négociable- aucun accord ne sera viable car Dadis pourrait toujours tout remettre en cause à tout moment et jouer les prolongations (comme Laurent Gbagbo).

L'Algérien Mohamed Bedjaouai, la Burundaise Françoise Kayiramirwa et la Mauricienne Pramila Patten, membres de la commission d'enquête internationale chargée d'établir les responsabilités dans le massacre du 28 septembre dernier sont comme annoncé ces derniers jours par le porte parole adjoint du secrétaire général de l'ONU, arrivés à Conakry ce Mercredi 25 novembre 2009.

Directeur de cabinet du Premier ministre de la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, de 1990 à 1993, Premier ministre de la république de Guinée de 1996 à 1999, Sidya Touré est aujourd’hui président de l’Union des forces républicaines (UFR). C’est aussi un des chefs de file du Forum des Forces vives de Guinée. Dans le cadre des pourparlers interguinéens qui se déroulent actuellement à Ouagadougou, Fasozine.com a rencontré cet homme politique.
La benne à ordures ayant encore débordé sur le web je me résous à mettre une croix sur Mgr Vincent Coulibaly et de ne pas revenir sur les propos haineux signés d’un certain Ben D. Touré (éternellement en quête de statut d’homme de cour) et relayés par des sites qui, au nom d’une prétendue liberté d’expression, tendraient le micro même à des marcassins. Ignorent-ils que l’incitation aux conflits interethniques n’est pas une opinion mais un délit ? A force de toujours cracher dans la soupe on finit par vomir dans son plat.

L’opposition guinéenne s’étonne des propositions du médiateur désigné de la CEDEAO, le président burkinabé Blaise Compaoré, qui se montre très conciliant avec la junte au pouvoir à Conakry. Le médiateur burkinabé préconise, notamment, le maintien au pouvoir du chef de la junte, durant les 10 mois de transition. Or, l’opposition demande son départ, sans délai du pouvoir. Les forces vives guinéennes (coalition de la classe politique, des syndicats et associations), qui avaient menacé de rompre le dialogue reviennent en arrière pour finalement faire des contre-propositions.
Avec le genre qui veut tout pour son pays et rien pour les autres, Mr Compaoré répond au bon exemple.
Cependant, tel que le monde se présente aujourd’hui, sans le savoir, si on n’approfondit pas l’analyse, le malheur du voisin, a les meilleures chances de reproduction chez soi-même, quelque soit la forme. L’Afrique et ses poussins de pays n’en demeurent pas en reste.

Suite à leur mécontentement ouvert du vendredi 20 novembre 2009, les Forces vives de Guinée ont été reçues par le Facilitateur, Blaise Compaoré, le lendemain dans l’après-midi. Après une séance d’explication de texte, elles ont, à l’occasion, renouvelé leur confiance au médiateur.
Après Blaise Campaoré, le traitre !
Les propositions de Blaise Campaoré sont vicieuses car il veut par là rendre Dadis et le CNDD légitimes et officiellement reconnus par la Communauté internationale. C'est politiquement malhonnête et un piège à éviter à tout prix car c'est aussi le talon d'Achille de la junte: la légitimité et la reconnaissance.

C’est la substance de leur déclaration que Fasozine.com vous propose en intégralité. Par ailleurs, elles ont tenu une réunion dans la soirée de ce vendredi 20 novembre 2009. A l’issue de cette rencontre, les Forces vives campent sur leur position de rejet des propositions du médiateur. Interrogé par Fasozine.com, Sidya Touré, opposant et ancien Premier ministre de Guinée, a cependant tenu à nuancer la position de l’opposition guinéenne: «Nous rejetons les propositions, mais pas le médiateur», a-t-il confié en substance.


Blaise Compaoré, le médiateur dans la sortie de crise en Guinée a reçu les deux parties adverses, ce jeudi 19 novembre au Palais de Kosyam à Ouagadougou. Le président du Faso à remis, successivement aux représentants de la junte au pouvoir et aux Forces vives de la Guinée, le document résumant leurs propositions respectives.

Ce 19 novembre, la deuxième étape de la médiation de la crise guinéenne devrait commencer au Burkina. Les membres des Forces vives de la nation ont rallié la capitale burkinabè en provenance d’horizons divers : Paris, Dakar, Abidjan, Etats-Unis d’Amérique pour les principaux leaders de l’opposition : Alpha Condé du RPG (Rassemblement du peuple de Guinée), Sidya Touré de l’UFR (Union des Forces républicaines), Cellou Dalein Diallo de l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée), Mouctar Diallo du NFD (Nouvelles forces démocratiques), François Louncény Fall du FUDEC (Front uni pour la démocratie et le changement), Lansana Kouyaté du PEDN (Parti de l’espoir et du développement national).

18 novembre 2009 – La commission d'enquête internationale sur les massacres qui ont été commis le 28 septembre 2009 à Conakry, la capitale de la Guinée, a commencé ses travaux, a annoncé mercredi la porte-parole du Secrétaire général de l'ONU.

Cet article se veut volontairement, ostentatoirement et objectivement simple voir simpliste et direct. J’ai la réputation d’être trop direct et j’en suis sûr vous n’allez pas être déçus.
Ouagadougou sera un échec non souhaité mais un échec tout de même malheureusement. Je ne suis pas fier de le dire mais je ne suis pas peut être le seul à le penser et à lire et interpréter les prémisses de cet échec.
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